Posted in Uncategorized on novembre 20, 2012 by lilytroublante

Rires

Une pitié emboitée

Dans des rires en canne

Je me resuçe

Je suis folle

 

Mon âme morte

Me laisse me tuer en série

Au détour de la rue St-Denis

 

Je suis seule dans une boîte tétanisée

Par le métal de la ville femelle

Qui me poursuit

J’ai l’âme esseulée

Et distortionnée

Je ne suis pas sûr d’adorer l’idée d’être folle

Prise au piège par l’enveloppe

 

Tous le monde essais de tirer vers soi

Un bout de la courtepointe du passé

L’idée de pourrir dans une tombe

Me révulsait

J’avais 21 ans et mon corps fichait le camp

 

L’authenticité des poudres frelatées

Ronronne

Et m’appâte

 

Couverte de chancre

Ma vie est vulgaire

Hargneuse

Et dissoute dans une calamité

Absurde

Fissurée et mal ingèrée

 

Je ne savais pas si ma dose quotidienne était vraiment de l’héroïne mais ma vie était vraiment devenue vampire

Et je n’avais rien à redire

Le jour de ma mort

Posted in Le jour de ma mort on février 29, 2012 by lilytroublante

…Commencer par le jour de ma mort…                                                                                                                                                                        Ou plutôt par cette journée d’avril ou j’ai commencé à mourir. Au bout d’un an et quelques poussières, tout s’est terminé. Ma vie est allée se fracasser contre un mur de béton.  Et c’est ironiquement ici que mon histoire commence. Le visage contre ce béton froid.  Parce qu’avant il n’y avait rien. Ou plutôt rien a raconter…

L’inspiration pour moi est arrivé dans le malheur.  Et depuis j’ai le ventre vide mais la tête remplie de phrases belles à raconter, de belles sentences confondues que je sifflote entre mes dents.  Des poèmes qui se retournent dans un sifflement et qui viennent crever au coin de mes lèvres.  Des mots inventés pour lui qui gonflent dans mon thorax comme des Mongols fiers et qui en sortent légères comme des notes de musique.  Pourtant,  je n’ai jamais eu le ventre si creux de son absence. J’ai les entrailles pleines de voyelles, de synonymes qui gonflent et se dégonflent au rythme de ma respiration et de mes halètements.  Des comptines qui deviennent triomphes et vont mourir quelque part dans l’air à la façon de bulles de savon. Et je fredonne cet air trsite encore dix ans plus tard lorsqu’on me dit "Ça passera tu verras!"

Âmes sensibles s’abstenir

Posted in Âmes sensibles s'abstenir on octobre 7, 2010 by lilytroublante

Vos queues entre en moi comme autant de courants d’air dans ma chatte.  J’ai ce soir plus de sperme dans la bouche que toutes les putes de la rue Ontario réunit.  Ca sort par tous mes orifices.  Votre sexe coule de mon nez, de mes yeux, de ma chatte…et se mêle au sang de mes plaies cicatrices.

Quand j’étais enfant, je jalousait mon frère. J’attendais avec impatience ce jour ou moi aussi, un pénis me pousserait entre les deux jambe.  Ce jour fatidique ou enfin je pourrais enfoncer ce monstre atroce et long entre les jambes de mes sœurs.  J’aurais voulue les embrocher du cul jusqu’à l’âme et les engraisser de millions de bébés.  Reproduire mon espèce pour ne plus jamais être seule. Reproduire mes gênes, sentir mon sang couler dans les artères de la ville. Sentir le poul de Montréal style vampire, battre dans mes veines.  Féconder les trottoirs des ruelles, injecter des fœtus dans les ovaires affamés des femmes ouvrières, mères pondeuses.  Faire de mon membre agile une seringue  remplie à ras bord de spermatozoïdes féconds pour assouvir les junkies nymphomanes. Devenir patronne d’une usine en série et assembler des bras et des jambes sur les tables de montages de mon utérus.

Des Lily-à-la-chaîne.

Saturne dévorant un de ses enfants: Goya

Engendrer, procréer, souiller, meurtrir.. Envelopper mes enfants dans des langes fait de membranes, de bouts d’hymens perforés tissés à même la peau du placenta.  Des bébés trempants dans leur liquide amniotique visqueux, les paupières cousues et le cordon ombilical…

Fabriquer des junkies-de-moi-éprouvettes assoiffé de sang et de sexe nourrit par la mère de toutes les mères et allaiter la terre entière de mes mamelles lourdes.  Réclamer mon due en tant que procréatrice de millions d’enfants et avaler goulument mes enfants comme une maman souris dévorant ses petits…par amour…alléluia !

Sainte-Nitouche à l’odeur malsaine,

Sacré sainte d’entre toutes les saintes,

tu croqueras le fruit de tes propres entrailles…

Amen!

R.I.P

Posted in R.I.P on août 24, 2010 by lilytroublante

Il y a déja 8 ans aujourd’hui que mon ancien chum ainsi qu’un de mes ami sont mort dans un accident de voiture.

Ils s’en allait donner un spectacle de musique en Abitibi et le camion dans lequel ils faisait le trajet a pris en feu.

Un de leur ami avait réparé le camion quelques jours auparavant et avait perforé le réservoir de gaz accidentellement. Il avait réparé ça à la botch et avait cru que ca allait tenir le coup…pas besoin de spécifier qu’il doit encore se sentir coupable de cet incident aujourd’hui!

Le chauffeur s’est endormie au volant ainsi que les deux autres passagers, le camion a fait des tonneaux et est arrivé face à face avec une voiture.

Une voiture remplie de monde qui se rendaient aussi au spectacle, dont la blonde du conducteur, les suivaient à environ une dizaine de minutes de distance. Lorsqu’ils sont arrivé  et qu’ils ont vu ce qui restait du camion, les trois corps brûlaient…Il parait qu’on pouvait voir leurs membres carbonisés…l’odeur…les cris..

Je devais me rendre à ce concert aussi…Je n’y suis pas allée…

Des fois la mort joue à un jeu cruel…

La fillette et le sexe

Posted in Uncategorized on juillet 31, 2010 by lilytroublante

J’ai une amie dont la fille de 6 ans se masturbe sans arrêt et ce depuis qu’elle a 2 ans. Elle se frotte sur toutes les chaises, les pattes de tables, les bancs d’auto… Elle ne veut pas lui dire de ne pas le faire parce qu’elle a peur de la brimer dans sa sexualité…ce qui cause parfois des situations un peu tordu.

Elle se masturbe sans arrêt. Autour du sapin devant toute la famille à Noël ça fait un peu drôle et ça rends les grands-parents mal à l’aise.  Voir cette petite fille grande comme trois pommes ,le souffle haletant et les yeux qui se retournent presque dans leur orbite…De quoi rendre jalouse mamie qui ne baise plus depuis un bail!

Sa mère dit qu’il parrait que c’est une passe…

Désolé ma chère mais je crois tout simplement que ta fille est une vrai NYMPHO!!! (c’est une blague!!!!)

Pas besoin de lui acheter des livres la-dessus, de toute façon elle l’a déjà découvert son clitoris!!!

J’ai toujours cru qu’on ne pouvait atteindre l’orgasme avant un certain âge… cette petite fille dont le corps se rempli de frissons a de quoi remettre cette théorie en question!!

Masturbation et gomme baloune

Posted in Uncategorized on juillet 16, 2010 by lilytroublante

Mais à 12 ans..on peut s’attendre à quoi de la sexualité?

À cet âge je me masturbait déjà depuis longtemps.

Chaque soir,  je priais Dieu, (en petite fille née de parents athée que j’étais) de me donner la force de ne pas recommencer. J’étais sale, folle, perverse et j’avais tellement honte! Je demandais à Dieu de me pardonner en lui jurant que c’était la dernière fois.  Je lui promettais que si il me donnait la force d’arrêter de me toucher jusqu’à l’extase, j’allait me concentrer sur mes études, je serais gentille avec ma mère et je ne me plaindrais plus jamais d’être grosse…mais il n’a jamais exaucé mon voeux!

Alors, jai continué d’envoyer promener ma mère, j’ai redoublé mes mathématiques et j’ai continué de me trouver grosse et de rationner ma nourriture du haut de mes 95lbs…mais surtout,  j’ai continué de me branler…encore et encore..Je m’imaginais avec des dizaines de mecs et reproduisait dans ma tête les quelques scènes de sexe que j’avais pu entrevoir dans des films.

J’ai une amie qui  m’a raconté un jour qu’elle s’étais fait prendre par sa mère à se masturber au début de l’adolescence.  Le lendemain en revenant de l’école, elle s’était fait accueillir par un conseil de famille (parents, oncles,  tantes, grands- parents)….quelle honte!!!

Moi, ça ne risquait pas de m’arriver. Ma mère étais très ouverte sur le sujet et elle m’achetais plein de livres du genre: Mon corps c’est mon corps ou Découvrir sa sexualité à l’adolescence. Livres ou l’on voyait des dessins de fillette en train de s’observer la chatte dans un miroir avec une bulle au-dessus de sa tête ou on pouvait lire: Ha! c’est ça un clitoris!!!

Merci maman! mais à 15 ans, mon clitoris je l’avais trouvé depuis déjà une éternité!

Petite, je n’avais que des amis garçons. J’avais trois garçons qui habitait la maison d’en face et des jumeaux et leur grand-frère qui habitait la maison derrière. Etre la seule fille du voisinage me donna le privilège de changer d’amoureux quand bon me semblait mais surtout de jouer et rejouer sans arrêt au médecin et de répéter inlassablement les mêmes rôles. A l’âge de 4 ans j’étais déjà fiancé plusieurs fois… et j’avais déjà fait ma première fellation.

(J’ai revu le garçon à quelques reprises à l’âge adulte. Lorsque je lui posai la question, je ne fut pas surprise de m’apercevoir qu’il s’en rappelait aussi bien que moi!)

Je me rappelle l’avoir dit à ma mère. J’étais tellement angoissé et certaine d’avoir fait quelque chose de mal! je fut soulagé lorsqu’elle éclata de rire après que je lui eu avoué mon immense secret. Et bien tant mieux..Je n’étais pas une méchante petite fille sale!  Je pouvais continuer de jouer au médecin!

…et c’est ce que j’ai fait!

ET aujourd’hui j’ai même un uniforme d’infirmière!

Prélude

Posted in Prélude on juillet 14, 2010 by lilytroublante

D’où me vient cet arrière-goût de sexe dans ma bouche?

D’où me vient cette envie de parler de sexe, d’avoir le nez plongé dans mes bouquins de sexologie jours et nuits, d’avoir envie d’entendre mes copines me raconter leurs ébats sexuels de la veille, de mettre dans ma bouche tout ce qui ressemble à une queue…

D’où me vient cette envie de lire tout ce qui s’écrit sur le sexe ; livres, blogs, sites web, de voir tous les films de sexe, tous genres confondus (ok peut-être pas tous quand même…)

Comment suis-je devenue la plus salope des putain (ou la plus putain des salopes…c’est selon…)???

J’avais 12 ans la première fois ou je me suis fait baiser…bien sûr on ne peut pas appeler ça faire l’amour.

Mon copain de l’époque avait 16 ans. Il n’allait plus à l’école depuis longtemps, il avait un mohawk vert et des bottes à caps d’acier et c’est avec son père qu’on se tapait nos trips d’acides…le mec rêvé à présenter à mes parents quoi!

C’était un mythomane de première. Il ne cessait de me parler de toutes les filles qu’il avait baisé avant moi ( Je suis certaine en y repensant qu’il n’en avait baisé aucune avant moi). Ce ne fut pas merveilleux, ça n’étais pas l’homme de ma vie…mais j’ai ressentit une grande libération cette journée là.

Le soir même j’ai appelé ma meilleure copine pour lui raconter que je venais de me faire baiser par Eric Cadieux!!! Le lendemain toute la polyvalente le savait et j’étais devenue quelqu’un d’important!! 12 ans c’est jeune…mais je ne suis pas tombé enceinte, je n’ai pas attrapé de maladie vénérienne et je ne me suis pas fait enculer par 10 mecs en même temps, deux jours plus tard.

Bref…ce ne fut pas l’experience de ma vie, mais elle me donna tout de même envie de recommencer encore et encore…J’avais pour la première fois entrevu l’étincelle dans les yeux d’un garçon. Cette étincelle de désir qui revient chaque fois dans le regard des hommes, encore et encore lorsque leurs yeux s’attarde sur mon corps. Ce regard d’envie relié directement à leur queue, leurs yeux qui s’attarde sur mes cuisses, sur ma chatte… un garçon de 16 ans… un homme de 45 ans… la même lueur dans leurs yeux… et moi au milieu! Être le centre d’attraction l’instant d’un instant! sentir la planète tourner autour de soi et rien d’autre. La loi de l’attraction.  Me voir dans un miroir avec une queue dans la bouche du sperme entre mes seins et me trouver belle!

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